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4 février 2026
Lorsqu’une personne vit des difficultés financières importantes au Canada, deux solutions légales reviennent souvent dans les discussions :
La faillite personnelle et la proposition du consommateur.
Ces options sont encadrées par la loi et administrées par un syndic autorisé en insolvabilité.
Elles sont encore mal comprises, surtout en ce qui concerne leurs effets sur le bureau de crédit et la réputation financière.
Cet article a pour objectif d’expliquer clairement la différence entre une faillite et une proposition du consommateur, en utilisant un français canadien simple et naturel.
L’idée est de vous aider à mieux comprendre les impacts réels de chaque solution sur votre dossier de crédit, afin de prendre une décision éclairée, sans peur inutile ni idées reçues.
Avant d’entrer dans les différences entre ces deux solutions, il est important de comprendre le rôle du bureau de crédit.
Au Canada, des agences comme Equifax et TransUnion recueillent des informations sur vos habitudes financières :
Paiements, dettes, retards, jugements et procédures légales.
Ces informations servent à établir votre dossier de crédit, aussi appelé historique financier.
Les institutions financières s’y réfèrent pour évaluer votre capacité à emprunter, à rembourser un prêt ou à obtenir une carte de crédit.
Toute démarche liée à l’insolvabilité aura donc un impact direct sur ce dossier.
La faillite personnelle est une démarche légale prévue pour les personnes qui ne sont plus en mesure de respecter leurs engagements financiers.
Lorsqu’une personne déclare une insolvabilité personnelle, elle confie officiellement la gestion de sa situation financière à un syndic autorisé en insolvabilité.
Ce professionnel agit comme intermédiaire entre le débiteur et les créanciers, s’assure que les règles prévues par la loi sont respectées et encadre l’ensemble du processus du début à la fin.
De façon concrète, cette procédure permet d’éliminer la majorité des dettes non garanties, comme les soldes de cartes de crédit, les marges de crédit personnelles et certains prêts à la consommation.
L’objectif est d’offrir un nouveau départ financier lorsque la situation est devenue trop lourde à gérer.
En contrepartie, la personne doit respecter certaines obligations.
Cela peut inclure la remise de biens qui ne sont pas protégés par la loi, la participation à des séances de consultation budgétaire obligatoires et, selon le niveau de revenu, le paiement de contributions mensuelles calculées en fonction de la capacité financière.
Ces mesures visent à responsabiliser le consommateur tout en favorisant une meilleure gestion financière à long terme.
Une procédure d’faillite est considérée comme un événement financier majeur.
Elle est généralement associée à une cote très défavorable, ce qui signale aux prêteurs que la personne a traversé une période où elle n’était plus en mesure de respecter ses obligations financières.
Cette mention demeure inscrite au dossier de crédit pendant une période déterminée après la libération, souvent sur plusieurs années.
Durant cette étape, l’accès à de nouveaux produits financiers peut être plus restreint et les conditions offertes, notamment les taux d’intérêt, sont habituellement moins avantageuses.
Cela dit, cette situation n’est pas irréversible.
Contrairement à certaines croyances populaires, il est possible de poser des gestes concrets pour améliorer progressivement son profil financier et amorcer une reconstruction du crédit, même après une démarche de redressement financier.
La proposition du consommateur est une solution légale encadrée par la loi canadienne en matière d’insolvabilité.
Elle constitue une alternative structurée à la insolvabilité personnelle et vise à trouver un compromis entre le débiteur et ses créanciers.
Concrètement, elle permet de négocier le remboursement d’une partie des dettes, selon un montant réaliste et un échéancier établi en fonction de la capacité financière réelle de la personne.
Cette démarche s’adresse principalement aux consommateurs qui conservent une certaine capacité de paiement, mais pour qui le remboursement intégral des dettes est devenu impossible.
Elle offre ainsi une voie de sortie plus souple, tout en évitant les conséquences les plus lourdes associées à une liquidation complète des dettes.
La proposition est déposée par un syndic autorisé en insolvabilité, le seul professionnel habilité à administrer ce type de procédure.
Son rôle consiste à analyser la situation financière, à préparer une offre équitable et à agir comme intermédiaire neutre entre le consommateur et les créanciers, tout au long du processus.
Une fois acceptée par la majorité des créanciers, la proposition entraîne plusieurs effets immédiats.
Les intérêts cessent de s’accumuler, les appels de recouvrement prennent fin et les recours juridiques sont suspendus.
Cette protection légale permet au consommateur de se concentrer sur le respect de l’entente conclue et de rétablir graduellement sa stabilité financière, sans la pression constante des créanciers.
La proposition du consommateur est généralement perçue comme une démarche moins dommageable qu’une insolvabilité personnelle.
Elle démontre que la personne a pris des mesures concrètes pour régler sa situation financière en honorant une partie de ses engagements, plutôt que de mettre fin complètement au remboursement de ses dettes.
La cote associée à ce type de procédure demeure négative, puisqu’elle indique des difficultés financières passées.
Elle reflète aussi un effort structuré de remboursement et une volonté de redressement.
La mention reste inscrite au dossier de crédit pendant une période déterminée après la fin des paiements, mais son impact tend à s’atténuer avec le temps lorsque les habitudes financières s’améliorent.
Plusieurs consommateurs constatent qu’il est plus simple de reconstruire leur profil financier après une proposition du consommateur.
Le respect de l’entente, le paiement régulier des obligations courantes et l’utilisation responsable de nouveaux produits de crédit permettent souvent d’améliorer graduellement la cote, parfois plus rapidement qu’à la suite d’une procédure d’insolvabilité plus lourde.
La distinction principale entre ces deux solutions repose sur la manière dont les dettes sont traitées et sur les objectifs recherchés.
Dans le cas d’une procédure de insolvabilité personnelle, la majorité des dettes admissibles sont annulées afin de permettre un nouveau départ financier.
À l’inverse, la proposition du consommateur prévoit le remboursement d’une partie des montants dus, selon des modalités adaptées à la capacité de paiement du débiteur.
Sur le plan financier et émotionnel, la proposition est souvent perçue comme une démarche plus engageante.
Elle démontre une volonté de reprendre le contrôle de sa situation et de respecter ses engagements dans la mesure du possible.
Cette approche peut apporter un sentiment de stabilité et de dignité, puisqu’elle implique une participation active au redressement financier.
La procédure de insolvabilité personnelle demeure toutefois pertinente dans certains contextes.
Lorsque l’endettement est trop élevé, que les revenus sont insuffisants ou que la situation est devenue insoutenable, elle peut représenter la seule option réaliste pour mettre fin à l’accumulation des dettes et repartir sur de nouvelles bases.
Les deux solutions ont un impact négatif à court terme.
La proposition du consommateur est généralement mieux vue par les prêteurs, car elle reflète un effort de remboursement.
À long terme, cette nuance peut faciliter la reconstruction du crédit et l’accès à de nouvelles opportunités financières, à condition d’adopter de saines habitudes de gestion.
La période pendant laquelle une mention demeure inscrite au bureau de crédit varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment le type de démarche choisie et le nombre de procédures d’insolvabilité déjà enregistrées au nom du consommateur.
De façon générale, une insolvabilité personnelle reste visible plus longtemps au dossier qu’une proposition du consommateur, ce qui peut influencer la perception des prêteurs pendant plusieurs années.
Il est toutefois important de comprendre que la présence d’une telle mention n’entraîne pas une exclusion automatique du système financier.
Même durant cette période, certaines institutions acceptent d’offrir des produits adaptés, souvent assortis de conditions plus strictes au départ.
Dans la pratique, plusieurs personnes parviennent à accéder à de nouveaux outils financiers quelques mois après leur démarche, à condition d’adopter de meilleures habitudes.
Le paiement ponctuel des factures courantes, une gestion rigoureuse du budget et l’utilisation responsable du crédit jouent un rôle clé dans l’amélioration graduelle du dossier.
Avec le temps, ces efforts peuvent réduire l’impact négatif de la mention et favoriser un retour progressif à une situation financière plus stable.
Peu importe la solution choisie, la reconstruction du crédit est une étape essentielle.
Elle commence par une meilleure gestion du budget, le paiement régulier des factures et l’utilisation prudente de nouveaux produits de crédit.
Certaines institutions offrent des cartes garanties ou des prêts conçus pour aider à rebâtir un historique financier.
Avec le temps, ces efforts peuvent améliorer la cote et redonner accès à des conditions plus avantageuses.
Choisir entre une procédure de redressement financier et une proposition du consommateur ne devrait jamais se faire à la légère.
Chaque situation est unique et dépend de plusieurs facteurs, comme le niveau d’endettement, les revenus, les actifs et les objectifs à long terme.
Un syndic autorisé en gestion de dettes est le seul professionnel habilité à offrir ces solutions.
Un accompagnement personnalisé permet d’évaluer toutes les options disponibles, de négocier avec les créanciers et de mettre en place un plan réaliste pour retrouver une stabilité financière durable.
Naviguer entre la faillite personnelle et la proposition du consommateur peut sembler complexe, mais comprendre leurs différences est essentiel pour prendre une décision éclairée.
Chaque option a ses avantages, ses contraintes et son impact sur le dossier de crédit, et ce qui convient à une personne ne conviendra pas forcément à une autre.
L’accompagnement d’un syndic autorisé en insolvabilité permet de choisir la solution la mieux adaptée à votre situation, d’éviter les erreurs coûteuses et de poser les bases d’une reconstruction financière solide.
Avec une planification réfléchie et des gestes responsables, il est possible de retrouver confiance, stabilité et accès à de nouvelles opportunités financières, même après une période difficile.